L’irrégulière, n°28 : Jeunes en révolte, XIXe-XXIe siècle

Le 28e numéro de L’irrégulière. Revue d’histoire de l’enfance (RHEI), intitulé « Jeunes en révolte, XIXe-XXIe siècle » est disponible aux éditions Anamosa, en librairie et sur Cairn. Une rencontre autour de l’ouvrage se tiendra à la librairie Le Phare (Paris) le 17 septembre 2026.

L’irrégulière, n°28 : Jeunes en révolte, XIXe-XXIe siècle

Le 28e numéro de L’irrégulière. Revue d’histoire de l’enfance (RHEI), intitulé « Jeunes en révolte, XIXe-XXIe siècle » est disponible aux éditions Anamosa, en librairie et sur Cairn. Une rencontre autour de l’ouvrage se tiendra à la librairie Le Phare (Paris) le 17 septembre 2026.

Dirigé par Jean-Claude Caron, Alexandre Frondizi et Jean-Jacques Yvorel, ce numéro explore la place des enfants et des adolescents dans les mouvements sociaux et politiques, d'hier à aujourd'hui.

Manifestations, grèves, émeutes, mobilisations politiques… Lorsqu’ils prennent part à ces événements, les enfants et les adolescents sont souvent dénigrés, relégués au rang de spectateurs ou présentés comme manipulés/instrumentalisés par les adultes. Et si leur engagement racontait une tout autre histoire ?

À travers des regards d'historiens et d'historiennes, l’ouvrage met en lumière leur capacité d'agir, leurs formes de contestation et les représentations qui ont façonné leur engagement au fil des siècles.

Revue spécialisée dans le champ de l’enfance et de la jeunesse marginales et marginalisées, L’irrégulière. Revue d’histoire de l’enfance (RHEI), est le fruit d’une collaboration entre l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse, l’Association pour l’histoire de la protection judiciaire des mineurs et les éditions Anamosa.

Présentation du numéro

Cliquer pour agrandirAu-delà de l’image d’Épinal de l’enfant armé de pistolets, figurant au centre de La Liberté guidant le peuple, ou de la figure politique de Greta Thunberg, que savons-nous de l’engagement d’enfants et d’adolescents dans les mobilisations sociales ou politiques ?

Il est un fait : observateurs, membres des forces de répression ou de l’appareil judiciaire, hommes et femmes politiques pointent couramment la présence de mineurs dans les révoltes pour les dénigrer. Mouvements lycéens, émeutes de quartiers populaires ou grèves de jeunes travailleurs au XIXe siècle seraient instrumentalisés par des adultes, et on s’en effraie d’autant plus, justifiant sanctions et contrôle sévères. 

Quant aux jeunes filles protestataires, leur discours est doublement délégitimé. Pathologisés, criminalisés, qu’on les discrédite ou qu’on les glorifie, on dénie à peu près toujours aux enfants leur agentivité. Le nouveau numéro de L’irrégulière invite au contraire à observer les modalités de contestation d’une catégorie trop englobante de « jeunesse » (face à celle d’« adultes »). Il témoigne de l’émergence et du dynamisme d’études nouvelles qui décryptent les discours et imageries pour souligner le rôle des enfants comme acteurs sociaux à part entière, et porteurs de revendications politiques.

Ce dossier présente six contextes : l’émergence de la figure du gamin insurgé dans le théâtre sous la monarchie de Juillet ; le rôle de jeunes enfants messagers et graffeurs durant les Cinq journées de Milan en 1848 ; la sanction exercée contre des lycéens protestataires par les élites coloniales à La Réunion sous le Second Empire ; une révolte de jeunes femmes dans la prison de Fresnes en 1947 ; l’instrumentalisation médiatique de l’hooliganisme dans l’Angleterre des années 1980 et la revendication citoyenne au cours du Printemps noir de 2001 en Kabylie. Un portfolio présente le travail d’Agnès Geoffray et de Vanessa Desclaux qui, à partir d’archives, reconstituent les gestes et la chorégraphie incarnée d’une féminité assumée contre l’ordre patriarcal en milieu carcéral. La plupart des révoltes abordées évoquent des résistances aux violences physiques et dénoncent à leurs manières une domination sociale, économique et politique que les mouvements de la « Gen Z » au Maroc ou au Népal ont encore contestée au mitan des années 2020.

Un numéro à retrouver sur le site des éditions Anamosa

Pour aller plus loin

Une rencontre autour du numéro, en présence de Jean-Claude Caron, d’Alexandre Frondizi, de Jean-Jacques Yvorel ainsi que de contributeurs et de contributrices de l’ouvrage est organisée à la librairie Le Phare (54, avenue du Docteur Arnold Netter, 75012, Paris) le jeudi 17 septembre 2026 à partir de 19 heures 30. Entrée libre dans la limite des places disponibles.