[Save the date] 10e rencontres annuelles de la clinique

Les 5 et 6 novembre 2026 à Roubaix, les 10e rencontres annuelles de la clinique, à destination des psychologues cliniciens du ministère de la Justice, porteront sur la compréhension des actes de violence grave chez les pré-adolescents. Inscriptions ouvertes, programme prochainement disponible.

[Save the date] 10e rencontres annuelles de la clinique

Les jeudi 5 et vendredi 6 novembre 2026, le site central (Roubaix – Hauts-de-France) de l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ) accueille les 10e rencontres annuelles de la Clinique. À destination des psychologues cliniciens du ministère de la Justice, ces journées de partage de pratique qui alternent conférences et ateliers, porteront sur la compréhension des actes de violence grave chez les pré-adolescents.

Comprendre les actes de violence grave chez les pré-adolescents

Le 12 février 2026 au tribunal pour enfants de Paris, un adolescent est condamné à 17 ans de réclusion criminelle pour avoir tué un chauffeur de taxi à Marseille. Il avait 14 ans au moment des faits. Cette affaire illustre un phénomène nouveau dans la réalité de la justice des mineurs aujourd’hui : l’augmentation de la gravité des faits de violence et un certain rajeunissement des auteurs. Cet état de fait est documenté par les données : le nombre de mineurs poursuivis pour meurtres, coups mortels ou violences aggravées a presque doublé entre 2017 et 2023. 

En 2024, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), souligne l’âge moyen des « petits mains » employées par les réseaux criminels autour de 15-16 ans, avec un recours accru à des enfants parfois âgés de 10 ans. L’utilisation de plateformes numériques et des réseaux sociaux augmente dans les voies de recrutement des réseaux de trafic et djihadistes.

 Les « shooters », de très jeunes tueurs à gages recrutés par des réseaux criminels pour éliminer leurs rivaux sur commande, font leur apparition. Dans certaines zones urbaines, des rixes entre bandes rivales sont orchestrées via les réseaux sociaux.

Selon la Direction générale de la Sécurité intérieure, en 2026, un rajeunissement des profils exposés aux discours masculinistes radicaux est observé, certains étant âgés d’à peine 13 ans. Les recherches suggèrent que des plateformes comme Tiktok ou Instagram peuvent constituer une première exposition à ces contenus, avant une éventuelle orientation vers des communautés Incel plus radicales.

S’il est question de violences graves commises par les mineurs, ces derniers sont également victimes de règlement de compte ou d’exécution et les équipes éducatives sont lourdement éprouvées par les trop nombreux décès des jeunes qu’ils prennent en charge.

Face à ces évolutions, les professionnels sont confrontés aux limites de leur accompagnement auprès de ces jeunes qui entretiennent un rapport supposément « désaffectivé » à la violence et /ou qui s’avèrent sous l’emprise des réseaux, qu’ils soient virtuels ou dans la proximité de leur environnement géographique.

Quelles seraient les spécificités du fonctionnement psychique de ce public âgé de 10 à 14 ans et quelles hypothèses formuler quant au sens de ces actes dans leurs parcours ? Comment analyser ces changements de notre place de psychologues cliniciens au sein des équipes pluridisciplinaires et quelles seraient les adaptations nécessaires dans nos modalités d’accompagnement ?

Telles sont les questions qui seront abordées lors de ces rencontres annuelles de la clinique. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 5 octobre 2026 et sont à effectuer sur Harmonie (N° Harmonie : 52529337).

Appel à communications

Ces journées de conférence prévoient un temps de partage en ateliers. Ces ateliers, d’une durée de deux heures, s’appuient sur des communications, de 20 à 30 minutes environ, en lien, dans la mesure du possible, avec la thématique des journées. Les psychologues intéressés ont la possibilité de proposer une communication visant à exposer une analyse de situation, une expérimentation professionnelle ou une recherche universitaire.

Les propositions sont à adresser à Janique Lepage (janique.lepage(at)justice.fr) avant le vendredi 16 octobre 2026.

Le programme sera prochainement disponible.