La Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (DPJJ)

La mission principale de l’ENPJJ est la formation professionnelle tout au long de la vie des personnels de la Direction de la Protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ). Sur l’ensemble du territoire, les professionnels de la PJJ veillent à accompagner, éduquer et favoriser l’insertion des mineurs en difficultés.

La Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (DPJJ)

Accompagner, éduquer et insérer
les mineurs les plus en difficultés

La mission principale de l’ENPJJ est la formation professionnelle tout au long de la vie des personnels de la Direction de la Protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ). Sur l’ensemble du territoire, les professionnels de la PJJ veillent à accompagner, éduquer et favoriser l’insertion des mineurs en difficultés.

Les missions de la Protection judiciaire de la jeunesse

Le décret du 9 juillet 2008 (modifié par le décret du 25 avril 2017) identifie la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) comme « chargée, dans le cadre de la compétence du ministère de la Justice, de l’ensemble des questions intéressant la justice des mineurs et de la concertation entre les institutions intervenant à ce titre ».

La direction de la Protection judiciaire de la jeunesse :

  • Contribue à la rédaction des textes concernant les mineurs délinquants ou en danger (projets de lois, décrets et divers textes d’organisation) ;
  • Apporte aux magistrats une aide permanente, pour les mineurs délinquants comme pour les mineurs en danger, notamment par des mesures dites « d’investigation » permettant d’évaluer la situation des mineurs ;
  • Met en œuvre les décisions des tribunaux pour enfants dans des établissements et services de placement et de milieu ouvert du secteur public ou du secteur associatif habilité (SAH) ;
  • Assure le suivi éducatif des mineurs détenus en quartier pour mineurs ou en établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) ;
  • Anime et contrôle l'action du ministère public en matière de protection de l'enfance et suit la formation de la jurisprudence correspondante ;
  • Contrôle et évalue l’ensemble des structures publiques et habilitées qui suivent des mineurs sous mandat judiciaire.

Les services de la PJJ mettent en œuvre les décisions prises par les juges des enfants. Ces juges tiennent à la fois un rôle de protection et un rôle de sanction. Ils interviennent :

  • Dans leurs fonctions civiles, en assistance éducative lorsqu’un mineur est en danger (physique ou moral) ;
  • Dans leurs fonctions pénales, lorsqu’un mineur est poursuivi, dans le cadre de l’ordonnance du 2 février 1945. Ce texte de référence en matière de mineurs délinquants pose comme principes une responsabilité pénale atténuée des mineurs doués de discernement, ainsi que la primauté de l’éducatif sur le répressif.

 

De par son expertise, la DPJJ participe également à l’élaboration et à la mise en œuvre de nombreuses politiques publiques principalement liées à la protection de l’enfance, la santé publique, l’insertion, l’emploi, la formation, la culture, la cohésion sociale,  la prévention de la délinquance. Une mission est spécifiquement dédiée aux mineurs non accompagnés (MNA). Une mission nationale de veille et d’information (MNVI) est également consacrée à la coordination et à l’information en matière de prévention et de lutte contre la radicalisation. Elle s’appuie sur un réseau de près de 70 référents laïcité et citoyenneté répartis sur l’ensemble du territoire national.

Une implantation au cœur des territoires

L’organisation territoriale de la PJJ repose sur quatre niveaux : une administration centrale, 9 directions interrégionales (DIR), 54 directions territoriales (DT), ainsi que les services et établissements, chargés de mettre en œuvre les mesures confiées par les magistrats. L’organisation territoriale de la PJJ repose sur quatre niveaux :

  • Une administration centrale ;
  • 9 directions interrégionales (DIR) ;
  • 54 directions territoriales (DT) ;
  • Les services et établissements, chargés de mettre en œuvre les mesures confiées par les magistrats.

Ces établissements et services peuvent relever du secteur public ou du SAH (structures gérées par des associations Loi 1901 pouvant être habilitées par l’État pour mettre en œuvre des décisions judiciaires aux côtés du secteur public et de la PJJ).

Au sein de ces structures, les réponses mises en œuvre permettent un accompagnement adapté au profil et aux besoins de chaque mineur confié :

  • Au sein des services de milieu ouvert. Les professionnels exercent dans le milieu de vie habituel des jeunes et de leur famille ;
  • Dans les établissements de placement judiciaire. La mesure de placement permet au jeune de vivre momentanément hors de son environnement familial et social. Ils peuvent néanmoins, en collectif de vie comme en famille d’accueil, poursuivre leur scolarité ou leur formation ;
  • Pour les mineurs détenus, dans les quartiers pour mineurs des établissements pénitentiaires ou en EPM.

Des équipes éducatives pluridisciplinaires

Au quotidien, les professionnels de la PJJ mènent une action éducative au bénéfice des jeunes, avec notamment pour objectif leur insertion sociale, scolaire et professionnelle :

  • Le directeur de services (DS) assure notamment la mise en œuvre de la politique définie par le garde des Sceaux en faveur des mineurs délinquants et des mineurs en danger faisant l’objet d’une mesure de protection judiciaire. Il est garant, au sein de son service, de la bonne exécution des décisions des magistrats et de la qualité de l’action éducative ;
  • Le responsable d’unité éducative (RUE) assure, sous l’autorité du DS, l’animation de l’équipe éducative et garantit la qualité des prises en charge individuelles ;
  • L’éducateur conduit, sous l’autorité du RUE, des actions d’éducation et d’insertion auprès des mineurs pris en charge. Il assure également leur suivi au quotidien et mène des actions d’investigation afin d’apporter aux magistrats des éléments d’information lui permettant d’adapter sa décision à l’évolution de la situation du mineur ;
  • Le psychologue garantit et favorise quant à lui la prise en compte des particularités psychologiques des mineurs confiés par l’autorité judiciaire aux services de la PJJ. Il participe notamment à l’élaboration et au suivi des projets éducatifs en restituant son analyse des problématiques psychiques des mineurs et des éléments de contexte familiaux en lien avec les objectifs de la mesure éducative.
  • De nombreux professionnels (assistants de service social, infirmiers, professeurs techniques, …) travaillent à leurs côtés pour la prise en charge des mineurs confiés à la PJJ.

Pour mettre en œuvre les mesures et favoriser l’insertion des mineurs sous protection judiciaire, les professionnels de la PJJ s’appuient également sur un vaste réseau de partenaires.

 

Les fonctions d’éducateur et de directeur des services de la PJJ sont accessibles par voie de concours. Ces concours sont organisés annuellement. Les lauréats suivent une formation statutaire au sein de l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ) avant leur affectation au sein des établissements et services de la PJJ. Une classe préparatoire intégrée permet chaque année à des candidats de préparer le concours d’éducateur.